Patrick, tu as très bien fait d’« ignorer » le bras gauche de cette femme. Manet l’avait « noyé » dans le second plan. Tu l’as supprimé, ce qui est la meilleure façon de te dégager de ce membre qui plastiquement aurait perturbé l’image finale. <br />
Je suis toujours attiré dans les œuvres picturales par ces éléments que les artistes transforment ou suppriment – non pas pour déformer le réel (ce dernier n’a rien à voir) – mais pour ne pas « déséquilibrer » le regard du spectateur. J’aime m’amuser à rechercher ces éléments « absents » qui auraient – par leur présence – détruit la « stabilité » de l’œuvre.<br />
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Je constate, Patrick, pour mon plus grand plaisir des yeux, que tu rends hommage à la fois à Courbet et aux fauves. Le petit chien, tu l’as traité en conservant les effets de transparence donnés par Courbet. <br />
Ce que je trouve fascinant dans la peinture de Courbet et que tu as bien rendu dans ton hommage, c’est cette presque totale « disparition » du bras gauche de la femme. Courbet fait nettement apparaître sa main sur le dos du chien, toi tu as choisi de le noyer dans le pelage de l'animal. <br />
Tu as transposé la femme à un âge plus mûr, avec des traits moins féminins… un excellent nouvel autoportrait, que tu nous offres aujourd’hui. Merci.