Terrible châtiment que la faim : surtout quand elle pousse Érysichthon à se dévorer lui-même... avec un brin de satisfaction chez les animaux de la forêt…Belle illustration de cet épisode des Métamorphoses d'Ovide allant jusqu'à la représentation du feu dans le gosier.Les Métamorphoses d’Ovide sont particulièrement imagées : c’est pourquoi j’aime les lire. Il y a dans l’épisode avec Érysichthon une description du « personnage de la Faim » que je trouve remarquable. Peut-être, Patrick, qu’un jour tu t’en t’inspireras :« La Faim [était] en train d'arracher avec ses ongles et ses dents des herbes bien rares. Elle avait les cheveux hérissés, les yeux creusés, le visage livide, les lèvres blanchies et pleines de taches, la gorge éraillée et irritée, la peau coriace, à travers laquelle on pouvait voir ses viscères. Ses os décharnés saillaient sous son échine courbée. La place du ventre était là, mais pas de ventre ; sa poitrine avait l'air de pendre, maintenue seulement par l'ossature de l'épine dorsale. La maigreur faisait ressortir ses articulations, ses genoux enflés étaient tout ronds et ses talons démesurément protubérants. »